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 A propos de la vacuité : l'écrit sur le moi - Par Maître Sosan -

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MessageSujet: A propos de la vacuité : l'écrit sur le moi - Par Maître Sosan -   Mar 26 Sep - 12:07

A propos de la vacuité :

L ’écrit sur le moi

Cheminer dans la Voie véritable, n’est ni facile, ni difficile. Mais ceux qui ont un esprit bien arrêté sont contaminés par la crainte et le doute. Croyant être en mesure de brûler les étapes, finalement ils finissent par se traîner. L’attachement ne connaît aucune mesure. S’attacher à l’illumination, c’est aussi s’égarer. Laissons les choses advenir et les agitations cesseront d’elles-mêmes.
Par Maître Sosan (VII°siècle)

Hsin Hsin Ming - SHIN JIN MEI

La Voie n’est pas difficile pour ceux qui sont sans attente. Quand les sentiments d’amour et de haine sont absents, tout devient clair et limpide. Dès qu’il se crée dans l’esprit, ne serait-ce qu’un semblant de jugement, une distance infinie sépare le ciel de la terre. Si nous souhaitons voir la vérité, n’entretenons pas le jugement. S’établir dans un combat du vrai contre le faux aboutit inévitablement à l’affection de l’esprit. Aussi longtemps que le sens profond des choses n’est pas compris, vouloir pacifier son esprit est chose vaine.

La Voie est aussi parfaite que le cosmos, sans superflu ni carence. C’est notre volonté intransigeante de suivre nos propres penchants qui nous empêche de voir la vraie nature des choses. En mourant à soi-même, par l’oubli de soi-même, nous trouverons la sérénité et la paix de l’unité . Si nous voulons arrêter toutes activités pour réaliser la tranquillité, tous nos efforts produiront de l’agitation. Tant que nous sommes tiraillés dans les extrêmes, nous ne connaîtrons jamais la tranquillité.

Hors de la Voie, les mérites contenus dans l’activité, la passivité, l’approbation et le déni sont perdus. Nier la réalité, c’est s’y embourber, courir après la vacuité c’est s’en éloigner. Plus nous l’analysons et plus nous discourons à son sujet, plus nous nous éloignons de la vérité Tout est simple si nous arrêtons de discourir sur tout et d’analyser tout. Retourner à la racine, c’est s’accorder avec le sens, courir après les civilités, c’est perdre l’Origine. Si nous parvenons à l’illumination, même un instant alors civilité et vacuité sont transcendées. Par notre ignorance, les phénomènes qui nous semblent provenir du monde de la vacuité nous paraissent réels. Il est inutile de rechercher le vrai, contentons-nous seulement de ne pas avoir de préjugés.

N’entretenons pas la dualité en cultivant nos préjugés. Si en nous demeure, ne serait-ce qu’une infime notion de juste et de faux, de bien et de mal, alors notre esprit s’enlise dans la confusion. A l’origine de la dualité il y a l’UN et pourtant il faudra ne pas nous y attacher. Dans la Voie, quand l’esprit demeure dans la tranquillité, les dix milles dharmas inoffensifs ne nous touchent plus et alors le changement se produit.

Quand vient le temps de la pensée NON-DISCRIMINANTE, le vieil esprit meurt. L’objet et le sujet disparaissent conjointement. Lorsque l’esprit s’efface, les objets s’effacent aussi. Il y a objet parce qu’il y a sujet ou esprit. L’esprit devient sujet parce qu’il y a l’objet .



Si nous voulons comprendre la relativité du sujet et de l’objet, nous devons convenir que les deux sont vacuité. Dans la vacuité les deux sont sans caractéristique propre et contiennent chacun le monde dans sa totalité.

En ne faisant pas de différence entre le grossier et le subtil, nous évitons l’aveuglement et le sectarisme.

Cheminer dans la Voie véritable, n’est ni facile, ni difficile. Mais ceux qui ont un esprit bien arrêté sont contaminés par la crainte et le doute. Croyant être en mesure de brûler les étapes, finalement ils finissent par se traîner. L’attachement ne connaît aucune mesure. S’attacher à l’illumination, c’est aussi s’égarer. Laissons les choses advenir et les agitations cesseront d’elles-mêmes. Conformons-nous à la nature des choses , dans ces conditions nous cheminerons tranquille et libre. Quand l’esprit est sous influence, la vérité est bafouée par l’obscurantisme. La fâcheuse tendance à devoir porter un jugement sur tout entraîne ennui et lassitude. Quels avantages tirons-nous en établissant des catégories ?

Si nous désirons cheminer sur la voie de la NON-DUALITE, il n’y aucune raison de détester le monde des sens , ni le monde de l’esprit. Les accepter véritablement peut se comparer à l’illumination. L’homme de sagesse ne poursuit aucun but, alors que l’idiot s’enchaîne lui-même. Il y a un seul Dharma, pas plusieurs. Les qualificatifs naissent du besoin d’attachement des ignorants. Chercher l’esprit avec un esprit purement analytique, n’est-ce pas là une erreur grossière ?

L’illusion produit autant la tranquillité que la confusion. Prenons-en conscience sans penser à bien ou à mal. Toutes dualités résultent de déductions faites sous l’influence de l’ignorance. Elles sont semblables à des rêves, à des spectres et à des fleurs de vacuité. Pourquoi devrions-nous nous escrimer à vouloir les saisir ? Gain et perte, vrai et faux, de telles considérations doivent être abandonnées.

Si nos yeux ne dorment pas, naturellement les rêves se dissipent. Si l’esprit ne crée pas la différence alors les dix mille choses sont ce qu’elles sont : Absolu, Unité. Comprendre cela, c’est se libérer de tout imbroglio. Quand toutes les choses sont vues avec équanimité, nous retournons à ce que nous avons toujours été. Comparaison et analogie ne sont plus de mise dans cet état sans cause ni effet.

Examiner le mouvement dans l’immobilité, et l’immobilité dans le mouvement, alors mouvement et immobilité disparaissent. Quand de telles dualités cessent d’exister, l’Unité ne peut exister. Finalement, cela n’est régi par aucune loi ni par aucune règle.

L’esprit pacifié en accord avec la Voie arrête tout mouvement égocentrique. Le doute et les hésitations s’arrêtent et apparaît la confiance juste . D’un seul coup, nous voilà libérés du joug de l’esclavage ; plus rien ne s’attache à nous et nous ne sommes attachés à rien. Tout est vacuité, clarté, s’illuminant tout naturellement sans user de la puissance de l’esprit. A ce stade-là, pensées, sentiments, connaissance et imagination n’ont plus aucune valeur. Dans l’Ainsité, il n’y a plus de moi, il n’ y a plus de toi.



Pour entrer en harmonie avec cette réalité, il suffit de dire, lorsque survient le doute : " NON-DEUX ". Dans ce " NON-DEUX " rien n’est séparé, rien n’est exclu. Peu importe le moment ou le lieu, l’illumination veut dire que l’on a eu accès à cette vérité qui n’augmente ni ne diminue dans le temps et l’espace, si bien qu’une simple pensée équivaut à dix mille ans.

Vacuité ici, vacuité là-bas, qu’importe, l’univers infini est là devant nos yeux, à la fois infiniment grand et infiniment petit, aucune divergence, car toutes définitions sont caduques, il n’y a plus de limites. L’être devient NON-ETRE, comme le NON-ETRE devient être. Ne gaspillons pas notre temps dans le doute et dans des raisonnements sans fondement.

L’unité contient toutes choses, toutes choses en elles-mêmes sont UNITE. Si c’est ainsi, pourquoi se soucier de la NON-PERFECTION. Vivre dans la foi est la voie de la NON-DUALITE, parce que la NON-DUALITE est un avec l’esprit confiant.
Paroles ! La Voie est au-delà du verbe, car elle ne contient ni passé, ni présent, ni futur.
Centre Zen de Genève Zendo Sanjyo No Suikun Ji Zendo du sermon sur la montagne

Xinxin Ming

Le Xinxin Ming ou Sin Sin Ming est le nom chinois (Shin Jin Mei en japonais) d'un court poème du bouddhisme zen attribué au patriarche chinois Sengcan au vie siècle. C'est le plus ancien texte sacré du zen. Il est basé sur l'enseignement de la non-dualité. Une des traductions de Xinxin Ming est : Recueil de poèmes sur la foi en l'esprit.


L'ouvrage se compose de 584 idéogrammes répartis en 146 phrases comportant chacune quatre idéogrammes. Il a inspiré des milliers de koans du zen Rinzai, mais est aussi un texte de référence pour l'école Soto. Le maître zen Dogen a étudié ce poème dans son livre Eihei Koroku.


Ne vous attachez pas aux vues duelles ;
Évitez soigneusement de les suivre.
S’il y a la moindre trace de oui ou de non,
L’esprit se perd dans un dédale de complexités.


La dualité existe en raison de l’unité,
Mais ne vous attachez pas à cette unité.
Quand l’esprit s’unifie sans s’attacher à l’un,
Les dix mille choses sont inoffensives.


Sengcan, Seng-ts'an (僧燦) ou Jianzhi Sengcan (鑑智僧璨), japonais [Kanchi] Sosan (? ~ 606?) est considéré comme le troisième patriarche chinois de l'école bouddhiste Chan et le trentième depuis Bouddha.


Le Sin sin ming (Xinxinming 信心銘) « Inscription sur la Foi en l'Esprit », texte essentiel du Chan sur le non-dualisme fondamental, lui serait attribué, ce qui est contesté par certains érudits. Jianzhi « miroir de sagesse » est un titre décerné par l’empereur Tang Xuanzong.


Ce troisième patriarche demeure assez mystérieux, à cause du contexte politique trouble de l'époque qui prend fin en 589, avec l'avènement de la dynastie des Sui.
Le premier texte le mentionnant est le Nouveau Recueil de biographies de moines éminents (續高僧傳 Xu gaoseng zhuan, 645) de Daoxuan (道宣), qui cite son nom juste derrière celui du deuxième patriarche Huike (Houei-k'o), en tête de la liste de ses disciples. Certains soupçonnent que c’est seulement parce que son nom suivait celui de Huike qu’il fut inscrit comme deuxième patriarche dans le Récit de la transmission du joyau du dharma (傳法寶紀 Chuan fabao ji, ~710) où est établie pour la première fois une liste officielle des patriarches Chan.


Le peu que l’on sait de lui provient de La Transmission de la lampe (傳燈錄Chuandenglu, 1004) de Daoyuan (道元), dont le contenu est généralement considéré comme peu fiable historiquement
.
Selon cette source, Sengcan serait venu trouver Huike alors qu’il souffrait de la lèpre et aurait dit au maître : « Mon corps souffre d'une maladie mortelle. Maître, veuillez me purifier de mes fautes ». Ce dernier répondit : « Apporte-les moi, je t'en purifierai ». Sengcan garda le silence un moment, et répondit : « J'ai eu beau les chercher, je ne les ai pas trouvées ». Ce à quoi le patriarche répondit « C'est que je t'en ai déjà débarrassé ». Le maître lui aurait donné le nom par lequel il est connu.


Cette rencontre aurait eu lieu selon Dumoulin vers 536, alors qu’il avait déjà la quarantaine, mais d’autres sources laissent entendre que Huike, réputé avoir vécu dans le Henan et le Hebei l’essentiel de sa vie, aurait rencontré Sengcan dans le Sud alors qu’il y cherchait refuge contre la persécution du bouddhisme ordonnée en 574 par Wudi, souverain des Zhou du Nord. Sengcan aurait fui à son tour et se serait caché une dizaine d’années dans les montagnes de l’Anhui, en particulier les monts Wangong (皖公山) à l’ouest du comté de Qianshan (潛山縣) et Sikong (司空山), dont l’emplacement reste un mystère.



Sengcan aurait rencontré son successeur, Daoxin, en 592. Peu après l'an 600, il se rendit au mont Luofu (Lo fu) dans la province de Guangdong, mais serait revenu mourir sous un arbre du mont Wangong devant une assemblée de moines.

PS : les lettres en capitales étaient dans le texte tel que je l'ai trouvé.
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